plume à la ligne

06 janvier 2015

La pyramide maudite / Christian Jacq

pyramide

 

Setna est un prince, le fils de Ramsès II. Scribe aux vastes connaissances, c’est un brillant magicien, capable de lutter contre les forces du Mal.
Alors que Ramsès le Grand vient de gagner la bataille de Nubie, une tragédie se produit : le vase scellé d’Osiris, le plus précieux des trésors, qui contient le secret de la vie et de la mort, a disparu.
Pour contrer les plans du voleur, Setna s’allie à Sékhet, une séduisante jeune femme aux dons exceptionnels, avec laquelle il noue, envers et contre tous, une idylle passionnée.
Ensemble, ils devront résoudre des énigmes mystérieuses et dénoncer les complots les plus inattendus. Leur amour et leurs savoirs seront-ils assez puissants pour combattre la malédiction ? Amour, faux-semblants et conspirations ; le premier volet d’une intrigue au cœur de l’Égypte ancienne.

Là, je suis bien embarrassée.... J'ai lu de nombreux romans sur l'Egypte ancienne, écrits par Christian Jacq (bon, pas que par lui hein...) et j'avais noté une certaine tendance à glisser dans le style Harlequin. J'ai donc arrêté de le lire. Je suis passionnée par l'Egypte ancienne, mais pas au point de lire n'importe quoi.

Ce roman, La tombe maudite, on me l'offre pour Noël. Je suis contente, ça faisait un moment que je voulais y revenir, à cette période. Mais je suis déçue. La tendance roman dégoulinant d'amour n'est plus une tendance, c'est un fait. Christian Jacq oublie d'écrire sur l'Egypte, il écrit sur des personnages et sur leurs sentiments. Le clivage gentils/méchants est grossier, les gentils étant parés de toutes les vertus, les méchants de toutes les tares. L'amour est omniprésent, mièvre et convenuLe héros est beau, intelligent, humble etc... L'héroïne est belle, forcément, super bien fichue, intelligente également etc etc etc... Et bien sûr, c'est le coup de foudre. Le fond historique est quasiment inexistant, l'écriture trop moderne et sûrement pas conforme au langage des Egyptiens vivant sous Ramsès II. 

Alors, certes, je ne suis pas égyptologue, mais je doute fortement que les Egyptiens utilisaient les termes de "saloperies, faux cul" et autres termes peu flatteurs.

J'ai terminé le roman, d'une part parce que c'était un cadeau d'une personne que j'aime beaucoup, d'autre part, je me répète, mais l'Egypte ancienne quoi... Mais je ne le recommande pas, sauf si vous voulez lire vite, sans vous prendre la tête ni apprendre des choses.

Un extrait ?

"Dès son enfance, Sékhet s'était intéressée à l'art de guérir et à la magie qui permettait de modifier le cours du destin en percevant les forces invisibles, à l'origine de toute vie. Aussi était-elle devenue servante de la redoutable déesse Sekhmet à tête de lionne, laquelle envoyait contre l'humanité ses messagers, chargés de répandre la mort et la maladie........

Encore fallait-il suivre une rude initiation, nécessitant courage et travail acharné ; à la vue de la gamine de seize ans, ses professeurs avaient prévu un échec cuisant. Cette fille de riche, si élégante et délicate, tournerait de l'oeil face au premier blessé qu'on soumettrait à son examen. Entre les études théoriques, où elle s'était montrée fort brillante, et la réalité, il existait un fossé qu'elle ne franchirait pas.

Les enseignants se trompaient (évidemment....). Après avoir dévoré les traités de chirurgie, de médecine et pharmacologie en moins d'un an (????), et sans rien oublier d'essentiel, la jeune femme n'avait pas tremblé devant une plaie horrible et une fracture ouverte."

 

Posté par Nanoumalach à 18:37 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


03 janvier 2015

Le dernier loup-garou / Glen Duncan

loupGauche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jake Marlowe est le dernier de sa race.

Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d’arrêter de fuir.

 

La prochaine pleine lune sera sa dernière.
« Va où tu peux, meurs où tu dois. »
Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévu.
Par définition, l'amour est imprévisible.
A travers ce roman, Glenn Duncan réussit l'exploit de faire aimer un héros dans toute sa monstruosité. Jake Marlowe est un loup garou blasé, âgé de plus de 200 ans et que plus rien ne surprend. Il a conscience de sa nature, dans toute son horreur mais, comme il le dit si bien, "je n'ai jamais vu une bête sauvage s'apitoyer sur son sort".
On est très loin de la saga Twilight, il va sans dire. Violence, sang, sexe sont très présents dans ce roman, aux côtés d'une philosophie et d'une poésie qui en constituent les principaux attraits.
L'histoire ne vous happe pas immédiatement, mais elle le fait inéxorablement. Plutôt lent au départ, le rythme s'accélère crescendo, au fur et à mesure que l'auteur intègre ses protagonistes.
"On ne peut vivre sans accepter ce qu'on est et on ne peut accepter ce qu'on est sans accepter ce qu'on fait". On peut se demander si, finalement, Glenn Duncan ne nous pousse pas à accepter le monstre qui est en nous, quelle que soit l'importance qu'il prend dans notre vie.
C'est un roman que je recommande vivement pour tous les fans du genre !

Posté par Nanoumalach à 17:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 août 2013

Le lézard lubrique de Melancholy Cove / Christopher Moore

lézard

 

Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonant, un flic qui se console de l'être en tirant sur des joints, une schizophrène réfugiée dans une caravane, ex-actrice de films de série Z post apocalyptiques, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin après qu'il a tué son petit quarante ans plus tôt, une psy qui ne donne plus à ses malades que des placébos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d'accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent... Une seule certitude : tous ont leur libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard...

Forcément, avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'on ne va pas attaquer le style de "La critique de la raison pure" de Kant... Mais vacances d'été riment également avec légèreté. Christopher Moore nous livre là un pur délire avec, en fond, une légère critique de l'absurdité de la société américaine. Tous ses personnages sont plus ou moins dérangés. Certains le savent, d'autres s'en doutent et les autres l'ignorent. Mais ils vont tous être mis face à cette folie, plus ou moins douce, avec l'arrivée d'un monstre marin qui cherche à se venger d'un crime commis quarante ans plus tôt. Ce même monstre marin qui va, finalement, prendre conscience des réalités du monde terrestre et s'établir pour quelques temps à Melancholy Cove...

Si vous voulez donc passer un bon moment avec un bon bouquin sans trop vous prendre la tête, ce livre est fait pour vous. Je vous conseille même de mettre en musique de fond l'excellente chanson des Gorillaz "Melancholic Hill", du non moins excellent album "Plastic Beach", qui se marie très bien avec ce roman !

Alors, bonne lecture, bonnes vacances et prenez garde au monstre marin rancunier.... (bon, sauf si vous êtes à la montagne comme moi, là, vous ne craignez pas grand chose...).



Posté par Nanoumalach à 14:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

23 juillet 2013

Et c'est dans les vieux pots....

sopranos2

damages

 

Tout ceux qui me connaissent savent que je suis une vraie accro aux séries. Pas seulement américaines, même si les séries US inondent le marché. Pourtant, il semblerait que, pour les vrais fans, les séritophages (cherchez pas, je viens de l'inventer), je sois une inculte. Pourquoi ? Parce que je découvre seulement 2 séries cultes, cultissimes, à ne rater sous aucun prétexte, etc....

La première, les Sopranos, est encore de nos jours une des meilleures séries jamais diffusée, si ce n'est la meilleure. Ca me semblait un peu gros, parce que bon, dans les séries sur la Mafia, on a quand même eu l'excellent Underbelly, venue tout droit d'Australie. Sans fard, trash, bref, pas de chichi ni de romantisme. En manque d'inspiration et suite à une légère overdose de Dexter, True Blood et autres séries plus récentes, je me suis donc offert l'intégrale des Sopranos. Oui, je suis curieuse... Et légèrement panier percé. Mais c'est un autre sujet. C'est donc sans grande conviction que j'insère le premier DVD et me colle devant mon écran. Déjà, trop long le générique !! Ah mais, Anne, nous sommes en 1999, les mini génériques n'existent pas encore. Zut, ça commence mal. Mais, femme de peu de foi que je suis, je ne m'attendais pas à la suite. Scotchée la perplexe, la dubitative, l'ignorante etc... James Gandolfini, alias Tony Soprano, y est déjà carrément grandiose. Tantôt sans pitié, tantôt gros nounours fragile, il porte la série. On  ne peut imaginer par la suite un autre que lui dans ce rôle. Il est Tony Soprano, James Gandolfini n'existe pas. Et même si on ne cautionne pas un tiers du quart de ses actions mafieuses, on tremble à chaque fois que quelque chose le menace. La série mêle aussi bien la vie privée du clan Soprano que la vie "professionnelle". Deux aspects que Tony Soprano essaie autant que faire se peut de ne pas mélanger. Sans forcément que le résultat soit à la hauteur de ses espérance, vous le constaterez. Autour de lui gravite une fine équipe composée des fidèles capitaines (ok, pas toujours fidèles mais ça....), qui compose l'autre famille de Tony. La grande majorité des acteurs sont d'origine italienne, ce qui donne une authenticité à la série rarement atteinte dans d'autres. Bref, j'ai découvert une perle, vieille de 15 ans, et j'ai englouti (si si, je vous promets) 3 saisons de ce bijou en moins d'un mois. Certains réveils furent difficiles, je l'avoue....

Deuxième découverte pour l'inculte que je suis, Damages. Pareil, les séries sur le monde judiciaire, on n'en manque pas. De Drop Dead Diva à Suits, New York Police Judiciaire, et j'en passe et des meilleures. Mais alors Glenn Close dans le rôle de Patty Hewes, avocate sans scrupule, froide, calculatrice, manipulatrice, grandiose également. Ajoutez face à elle une jeune recrue naïve, pétrie de bon sentiments, et vous obtenez l'équilibre parfait. Plus récente que Les Sopranos (2007), Damages montre peu le procès en lui-même mais tout ce qui se passe avant. L'enquête, la recherche de témoins, les tentatives de corruption. Bref, le travail des avocats des 2 parties, et que le meilleur gagne. La vie privée des personnages principaux est également évoquée, forcément atteinte par les affaires en cours et le temps passé dessus. Le duel/duo Glenn Close - Rose Byrne fonctionne à merveille. Si vous avez vu Liaison Fatale avec Mickael Douglas, vous retrouverez le côté machiavélique d'Alex Forrest dans Patty Hewes. Saison 1 terminée pour moi, je vais attaquer la saison 2, en alternant avec la saison 4 des Sopranos.

Complètement accro je vous dis.....

Posté par Nanoumalach à 14:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

01 juin 2013

Ciel Orange / Andreï Rubanov

ciel orange

 

Dans le Moscou consumériste des années 90, Matveï Matveev, chef d'entreprise heureux en amour, propriétaire d'un luxueux appartement et d'une automobile dernier cri, suscite bien des convoitises. Les apparences, pourtant, sont trompeuses. Financièrement aux abois, Matveï emprunte de l'argent à un politicien véreux et à son associé. Peu de temps après, il disparaît. Décidée à retrouver son époux, la belle et raffinée Marina engage le capitaine de police Plombov qui, en vieux roublard, va démêler les ficelles des jalousies exacerbées et de la vengeance facile.


Lorsque la Team VL (équipe Vendredi Lecture... Mais si vous connaissez !) a proposé ce livre, non réclamé par un gagnant étourdi, c'est poussée par la curiosité que je me suis proposée. Je n'avais jamais lu de polar russe, et la Russie est un pays que je connais peu, en dehors de son histoire politique. Et puis bon, le 4è de couv était alléchant.

Le style d'Andreï Rubanov est particulier. Il alterne de longues plages sans dialogue, faisant l'historique de ses personnages et de ce Moscou qui se met à l'heure capitaliste. Et ce n'est nullement ennuyeux, bien au contraire. Avec un petit côté philosophe, réaliste, lucide à l'extrême. L'intrigue est intimement mêlée au décor, les protagonistes n'étant plus seulement des personnages fictifs mais des êtres réels, vivants. L'auteur arrive tout en douceur au dénouement final, sans donner le moindre indice, vous laissant espérer puis douter et à nouveau espérer. Une chose est sûre, Andreï Rubanov ne fait de publicité ni pour la Russie, ni pour Moscou et son mode de vie.

J'ai vraiment apprécié ce livre, bien que le style m'ait un peu dérouté au départ. On rentre vite dans l'histoire, et on imagine sans peine le décor. Une bonne surprise donc. Merci Vendredi Lecture !!

 

 

Posté par Nanoumalach à 16:07 - Commentaires [2] - Permalien [#]


05 mai 2013

Dans l'ombre de la ville / James Conan

ombre

Octobre 1893. Les visiteurs affluent à Chicago où se tient l'Exposition universelle. Derrière les gratte-ciel et la fête, un monde de violence, de pornographie et de xénophobie que tente de dissimuler le maire pour ne pas nuire à l'image de la capitale de l'Illinois. Un cadavre est repêché dans la Bouillonne : son signalement correspond à celui d'Anna Zemeckis, une New-Yorkaise de vingt et un ans. Emily Strauss, une jeune et ambitieuse journaliste, convainc Joseph Pulitzer, le magnat de la presse propriétaire du New York World, de l'envoyer enquêter sur l'affaire.

J'avoue, j'ai commencé ce roman sans grande conviction. Après tout, c'était un présent offert par des personnes qui connaissent un peu mes goûts. Donc, me voici plongée dans le Chicago du 19è siècle. L'intrigue tout d'abord. Pas mal... Je n'irai pas au delà car ça vire un peu à l'eau de rose par moment, genre "héroïne" Harlequin, belle, indépendante, pleine d'une farouche volonté, etc... Bon, c'est un peu plus sanglant que du Harlequin quand même, soyons honnêtes ! Mais ce n'est pas non plus un grand polar. Disons que c'est un polar gentil. Gentillet ?

Le côté sympa de ce roman, c'est l'aspect historique. La ville du 19è est si bien décrite qu'on imagine sans problème l'univers dans lequel évoluent les différents protagonistes. L'auteur mêle également plusieurs personnages historiques aux personnages fictifs, apportant ainsi une sorte de cachet d'authenticité. Les informations relatives aux méthodes employées dans les hôpitaux psychiatriques de l'époque sont également bien documentées et font froid dans le dos.

En résumé donc, nous arrivons à un "correct mais peut mieux faire" (oups, déformation professionnelle de prof !). Dans l'ombre de la ville se lit facilement mais ne laisse pas un souvenir impérissable.

 

 

Posté par Nanoumalach à 21:55 - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 mars 2013

Delta Machine / Depeche Mode

depeche_mode_lanzara_delta_machine_el_26_de_marzo_arti_6802

dm1

 

Il y a des évènements qu'on attend, comme ça... Le dernier album de Depeche Mode en fait partie, pour moi. Fan inconditionnelle de ce groupe depuis presque 30 ans maintenant, je connais la fréquence de sortie des albums de DM. Environ tous les 4 ans. 2009, sortie de Sounds of The Universe. Un de leurs meilleurs albums, à mon avis, qui rejoint les mythiques Music For The Masses et Violator.

Fin 2012, j'étais déjà dans les starting blocks, guettant la moindre nouvelle du groupe, infos sur un prochain disque. Annoncé pour le printemps 2013. 4 ans donc... Je suis forte ! Février, Heaven, le single issu de Delta Machine, sort. Je suis conquise. Presque une balade, une mélodie travaillée, tout en douceur, pas trop électro, bref, un petit bijou. Ou Dave Gahan, chanteur du groupe, peut donner la mesure de sa voix.  Martin Gore l'accompagne, sur le refrain. Leurs voix se mélangent parfaitement.

25 mars 2013, sortie de Delta Machine, 13è album du groupe (et de ma discothèque). Evidemment, je l'achète aussitôt. Ne pouvant attendre d'être à la maison, je l'écoute dans la voiture, histoire de me faire une première impression. Et, une fois de plus, Depeche Mode me surprend. N'attendez aucune continuité avec Sounds of The Universe. Composé de 13 chansons, dont 5 écrites par Dave Gahan, les autres par Martin Gore, l'album est clairement électro. Mais, en même temps, c'est la signature du groupe. De l'électro complètement épurée dans le morceau My Little Universe, plus puissante avec Soft Touch/Raw Nerve. Heaven, Broken, Angel sont l'illustration parfaite du son Depeche Mode. Des chansons que tout fan qui se respecte reconnaitraient immédiatement comme étant d'eux. La surprise vient de Slow, complètement blues, carrément osé, carrément réussi. Même style pour Goodbye. Sur Should Be Higher, Dave Gahan joue magnifiquement de sa voix, passant à des aigüs surprenants. Soothe My Soul est rythmé, un peu rock.

Delta Machine surprend donc, mais se laisse apprivoiser sans problème après une ou deux écoutes. C'est une réussite, sans conteste. Bien sûr, on pourra me reprocher de manquer d'impartialité. Alors, pour prouver ma bonne foi, je dirais tout de même que Delta Machine n'est pas non plus du niveau de Sounds of The Universe. Un morceau comme My Little Universe me laisse perplexe, je n'y adhère pas vraiment. Comme tout fan, j'ai mes "must". Delta Machine est un bon album, vraiment. Mais qui me laisse un peu sur ma faim et qui me fait attendre impatiemment le prochain ..... Dans 4 ans !

Posté par Nanoumalach à 10:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 février 2013

Vendetta / R.J Ellory

vendetta


La Nouvelle-Orléans, 2006.La fille du gouverneur de Louisiane est enlevée. Le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités mais demande à s'entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé. A cette condition seulement, il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. Commence alors une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va, peu à peu, faire l'incroyable récit de sa vie de tueur à gages au service de la mafia.


Ce livre m'a été offert pour Noël, et j'avoue que je n'étais pas plus emballée que ça lorsque je l'ai reçu. Grave erreur de ma part !!!! Une fois embarquée dans cette histoire, il m'était très difficile d'en sortir. Ellory est un poète. Vendetta est pourtant très loin d'un univers poétique. A travers les paroles d'Ernesto Perez, Ellory fait revivre les grands noms de la Mafia américaine, de Los Angeles à New York, de Las Vegas à la mythique Chicago. Les cadavres qui jalonnent la route de Perez sont innombrables, certains très célèbres. Certains meurtres sont décrits avec force de détails... Après tout, Ellory fait de son héros un "artiste" dans son domaine. Et pourtant, il est difficile de ne pas s'attacher à cet homme, sa logique et son raisonnement sont implacables, sa vision du monde ultra-réaliste. Pas de grandes envolées lyriques, mais juste une façon d'écrire, de décrire évènements et paysages qui me font dire qu'Ellory est un poète. On peut presque se demander s'il n'a pas vécu ce qu'il écrit tant c'est précis. Partagée entre les récits d'Ernesto Perez à la première personne et l'enquête actuelle, l'histoire ne souffre d'aucun temps mort, d'aucune longueur.

Il est peu d'auteurs pour lesquels j'ai immédiatement accroché, qui sont devenus addictifs. R.J Ellory en fait partie désormais. Mon amie Alfie m'a prêté il y a longtemps Seul le silence, que j'ai lu aussitôt après avoir terminé Vendetta, et mon addiction n'a fait que croître ! Les Anonymes m'attendent, et j'ai hâte de terminer mon roman en cours pour m'y plonger !

 

Posté par Nanoumalach à 20:18 - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 février 2013

Délivrance / Jussi Adler-Olsen

délivrance

 

Sur le bureau de Morck, un étrange message découvert au nord de l'Ecosse dans une bouteille oubliée sur le rebord d'une fenêtre. Un SOS écrit en lettres de sang par un jeune Danois enlevé avec frère des années plus tôt. Canular ? Peut-être pas...


Franchement, l'histoire était prometteuse. Le début du roman aussi... Alors, forcément, si j'écris "était", c'est qu'il y a un couac quelque part... Effectivement, il y a un gros couac. Je ne sais pas si Jussi Adler-Olsen ne prend pas assez de temps entre chacun de ses romans (un par an) ou si le duo qu'il a créé commence à le lasser, mais Délivrance est décevant. L'intrigue devient de moins en moins crédible au fur et à mesure que l'on avance dans le roman et le méchant a une telle chance qu'on peut se demander s'il est humain ! Quant au trio formé par l'inspecteur Morck et ses deux assistants, on sent également une grande fatigue. Le passé d'Assad le Syrien n'est toujours pas dévoilé, tout juste frôlé et ça devient franchement frustrant. On aimerait vraiment savoir ce que cache le bonhomme. Et la vérité sur la personnalité curieuse de Rose l'assistante est ridicule. Le summum est atteint avec la fin du roman qui est tout simplement abracadabrantesque !

Bref, une cruelle déception, d'autant que Jussi Adler-Olsen tenait un excellent filon avec les enquêtes du Département V, genre de Cold Cases danois. On est très très loin de la qualité du premier opus Miséricorde et on en vient à se demander si l'auteur ne devrait pas prendre une ou deux années de plus avant de publier un nouveau roman. Histoire d'écrire véritablement et non pas faire du commercial...

Posté par Nanoumalach à 14:14 - Commentaires [1] - Permalien [#]

24 janvier 2013

Corruption / C.J Sansom

corruption

 

Eté 1545. Alors que le pays se prépare à repousser les troupes françaises, Matthew Shardlake se voit confier une mission délicate par la reine : enquêter sur l'étrange suicide de Michael Calfhill. Fils d'une fidèle suivante, ce précepteur a été retrouvé pendu après avoir déposé plainte contre les Hobbey, un couple chargé de protéger les biens de son ancien élève Hugh Curteys. Mais de quelles "monstruosités" Hugh aurait-il été la victime ? Et pourquoi le troublant jeune homme se montre-t-il si peu concerné par cette affaire ? Avec acharnement, et au péril de sa vie, Matthew entreprend de sonder les odieux secrets des Hobbeys. A leur suite, c'est toute la corruption des institutions que l'avocat va mettre au jour. Et dans un royaume régi par le pouvoir et l'argent, certains sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges...


C.J Sansom n'a pas son pareil pour nous entraîner dans l'Angleterre du 16è siècle, aux côtés de son héros avocat, Matthew Shardlake. Alors que l'Angleterre craint une invasion française, Matthew se rend au plus près du lieu de la bataille pour défendre les intérêt d'un jeune homme placé sous la tutelle d'une famille de nouveaux riches. Famille douteuse, sur laquelle plane de lourds secrets, et qui semble avoir acquis la tutelle de manière plus que discutable. C'est tout un système qui est ainsi dénoncé, qui touche les plus hauts personnages de l'Etat, très proches du pouvoir royal. Matthew Shardlake mènera en parallèle une enquête plus personnelle, non moins dangereuse, qui, finalement, se trouvera imbriquée dans l'enquête initiale. Une plongée dans les dernières années du règne d'Henry VIII, de Londres qui gronde et ploie sous la misère, aux campagnes du Sussex et du Hampshire, traversées par les troupes de soldats et les milices, en route pour défendre la côté sud de l'Angleterre.

Si vous aimez le dépaysement et les voyages dans le temps, n'hésitez pas et ouvrez un C.J Sansom. Satisfaction garantie. Sansom ne nous ennuie jamais, les détails ne font que parfaire le décor. On sent que l'auteur maîtrise parfaitement son sujet, que ses connaissances de l'Angleterre des Tudors sont immenses, et qu'il ne cherche qu'à nous les faire partager.

 

Posté par Nanoumalach à 10:55 - Commentaires [2] - Permalien [#]