corruption

 

Eté 1545. Alors que le pays se prépare à repousser les troupes françaises, Matthew Shardlake se voit confier une mission délicate par la reine : enquêter sur l'étrange suicide de Michael Calfhill. Fils d'une fidèle suivante, ce précepteur a été retrouvé pendu après avoir déposé plainte contre les Hobbey, un couple chargé de protéger les biens de son ancien élève Hugh Curteys. Mais de quelles "monstruosités" Hugh aurait-il été la victime ? Et pourquoi le troublant jeune homme se montre-t-il si peu concerné par cette affaire ? Avec acharnement, et au péril de sa vie, Matthew entreprend de sonder les odieux secrets des Hobbeys. A leur suite, c'est toute la corruption des institutions que l'avocat va mettre au jour. Et dans un royaume régi par le pouvoir et l'argent, certains sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges...


C.J Sansom n'a pas son pareil pour nous entraîner dans l'Angleterre du 16è siècle, aux côtés de son héros avocat, Matthew Shardlake. Alors que l'Angleterre craint une invasion française, Matthew se rend au plus près du lieu de la bataille pour défendre les intérêt d'un jeune homme placé sous la tutelle d'une famille de nouveaux riches. Famille douteuse, sur laquelle plane de lourds secrets, et qui semble avoir acquis la tutelle de manière plus que discutable. C'est tout un système qui est ainsi dénoncé, qui touche les plus hauts personnages de l'Etat, très proches du pouvoir royal. Matthew Shardlake mènera en parallèle une enquête plus personnelle, non moins dangereuse, qui, finalement, se trouvera imbriquée dans l'enquête initiale. Une plongée dans les dernières années du règne d'Henry VIII, de Londres qui gronde et ploie sous la misère, aux campagnes du Sussex et du Hampshire, traversées par les troupes de soldats et les milices, en route pour défendre la côté sud de l'Angleterre.

Si vous aimez le dépaysement et les voyages dans le temps, n'hésitez pas et ouvrez un C.J Sansom. Satisfaction garantie. Sansom ne nous ennuie jamais, les détails ne font que parfaire le décor. On sent que l'auteur maîtrise parfaitement son sujet, que ses connaissances de l'Angleterre des Tudors sont immenses, et qu'il ne cherche qu'à nous les faire partager.