délivrance

 

Sur le bureau de Morck, un étrange message découvert au nord de l'Ecosse dans une bouteille oubliée sur le rebord d'une fenêtre. Un SOS écrit en lettres de sang par un jeune Danois enlevé avec frère des années plus tôt. Canular ? Peut-être pas...


Franchement, l'histoire était prometteuse. Le début du roman aussi... Alors, forcément, si j'écris "était", c'est qu'il y a un couac quelque part... Effectivement, il y a un gros couac. Je ne sais pas si Jussi Adler-Olsen ne prend pas assez de temps entre chacun de ses romans (un par an) ou si le duo qu'il a créé commence à le lasser, mais Délivrance est décevant. L'intrigue devient de moins en moins crédible au fur et à mesure que l'on avance dans le roman et le méchant a une telle chance qu'on peut se demander s'il est humain ! Quant au trio formé par l'inspecteur Morck et ses deux assistants, on sent également une grande fatigue. Le passé d'Assad le Syrien n'est toujours pas dévoilé, tout juste frôlé et ça devient franchement frustrant. On aimerait vraiment savoir ce que cache le bonhomme. Et la vérité sur la personnalité curieuse de Rose l'assistante est ridicule. Le summum est atteint avec la fin du roman qui est tout simplement abracadabrantesque !

Bref, une cruelle déception, d'autant que Jussi Adler-Olsen tenait un excellent filon avec les enquêtes du Département V, genre de Cold Cases danois. On est très très loin de la qualité du premier opus Miséricorde et on en vient à se demander si l'auteur ne devrait pas prendre une ou deux années de plus avant de publier un nouveau roman. Histoire d'écrire véritablement et non pas faire du commercial...