ombre

Octobre 1893. Les visiteurs affluent à Chicago où se tient l'Exposition universelle. Derrière les gratte-ciel et la fête, un monde de violence, de pornographie et de xénophobie que tente de dissimuler le maire pour ne pas nuire à l'image de la capitale de l'Illinois. Un cadavre est repêché dans la Bouillonne : son signalement correspond à celui d'Anna Zemeckis, une New-Yorkaise de vingt et un ans. Emily Strauss, une jeune et ambitieuse journaliste, convainc Joseph Pulitzer, le magnat de la presse propriétaire du New York World, de l'envoyer enquêter sur l'affaire.

J'avoue, j'ai commencé ce roman sans grande conviction. Après tout, c'était un présent offert par des personnes qui connaissent un peu mes goûts. Donc, me voici plongée dans le Chicago du 19è siècle. L'intrigue tout d'abord. Pas mal... Je n'irai pas au delà car ça vire un peu à l'eau de rose par moment, genre "héroïne" Harlequin, belle, indépendante, pleine d'une farouche volonté, etc... Bon, c'est un peu plus sanglant que du Harlequin quand même, soyons honnêtes ! Mais ce n'est pas non plus un grand polar. Disons que c'est un polar gentil. Gentillet ?

Le côté sympa de ce roman, c'est l'aspect historique. La ville du 19è est si bien décrite qu'on imagine sans problème l'univers dans lequel évoluent les différents protagonistes. L'auteur mêle également plusieurs personnages historiques aux personnages fictifs, apportant ainsi une sorte de cachet d'authenticité. Les informations relatives aux méthodes employées dans les hôpitaux psychiatriques de l'époque sont également bien documentées et font froid dans le dos.

En résumé donc, nous arrivons à un "correct mais peut mieux faire" (oups, déformation professionnelle de prof !). Dans l'ombre de la ville se lit facilement mais ne laisse pas un souvenir impérissable.