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Tout ceux qui me connaissent savent que je suis une vraie accro aux séries. Pas seulement américaines, même si les séries US inondent le marché. Pourtant, il semblerait que, pour les vrais fans, les séritophages (cherchez pas, je viens de l'inventer), je sois une inculte. Pourquoi ? Parce que je découvre seulement 2 séries cultes, cultissimes, à ne rater sous aucun prétexte, etc....

La première, les Sopranos, est encore de nos jours une des meilleures séries jamais diffusée, si ce n'est la meilleure. Ca me semblait un peu gros, parce que bon, dans les séries sur la Mafia, on a quand même eu l'excellent Underbelly, venue tout droit d'Australie. Sans fard, trash, bref, pas de chichi ni de romantisme. En manque d'inspiration et suite à une légère overdose de Dexter, True Blood et autres séries plus récentes, je me suis donc offert l'intégrale des Sopranos. Oui, je suis curieuse... Et légèrement panier percé. Mais c'est un autre sujet. C'est donc sans grande conviction que j'insère le premier DVD et me colle devant mon écran. Déjà, trop long le générique !! Ah mais, Anne, nous sommes en 1999, les mini génériques n'existent pas encore. Zut, ça commence mal. Mais, femme de peu de foi que je suis, je ne m'attendais pas à la suite. Scotchée la perplexe, la dubitative, l'ignorante etc... James Gandolfini, alias Tony Soprano, y est déjà carrément grandiose. Tantôt sans pitié, tantôt gros nounours fragile, il porte la série. On  ne peut imaginer par la suite un autre que lui dans ce rôle. Il est Tony Soprano, James Gandolfini n'existe pas. Et même si on ne cautionne pas un tiers du quart de ses actions mafieuses, on tremble à chaque fois que quelque chose le menace. La série mêle aussi bien la vie privée du clan Soprano que la vie "professionnelle". Deux aspects que Tony Soprano essaie autant que faire se peut de ne pas mélanger. Sans forcément que le résultat soit à la hauteur de ses espérance, vous le constaterez. Autour de lui gravite une fine équipe composée des fidèles capitaines (ok, pas toujours fidèles mais ça....), qui compose l'autre famille de Tony. La grande majorité des acteurs sont d'origine italienne, ce qui donne une authenticité à la série rarement atteinte dans d'autres. Bref, j'ai découvert une perle, vieille de 15 ans, et j'ai englouti (si si, je vous promets) 3 saisons de ce bijou en moins d'un mois. Certains réveils furent difficiles, je l'avoue....

Deuxième découverte pour l'inculte que je suis, Damages. Pareil, les séries sur le monde judiciaire, on n'en manque pas. De Drop Dead Diva à Suits, New York Police Judiciaire, et j'en passe et des meilleures. Mais alors Glenn Close dans le rôle de Patty Hewes, avocate sans scrupule, froide, calculatrice, manipulatrice, grandiose également. Ajoutez face à elle une jeune recrue naïve, pétrie de bon sentiments, et vous obtenez l'équilibre parfait. Plus récente que Les Sopranos (2007), Damages montre peu le procès en lui-même mais tout ce qui se passe avant. L'enquête, la recherche de témoins, les tentatives de corruption. Bref, le travail des avocats des 2 parties, et que le meilleur gagne. La vie privée des personnages principaux est également évoquée, forcément atteinte par les affaires en cours et le temps passé dessus. Le duel/duo Glenn Close - Rose Byrne fonctionne à merveille. Si vous avez vu Liaison Fatale avec Mickael Douglas, vous retrouverez le côté machiavélique d'Alex Forrest dans Patty Hewes. Saison 1 terminée pour moi, je vais attaquer la saison 2, en alternant avec la saison 4 des Sopranos.

Complètement accro je vous dis.....