lézard

 

Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonant, un flic qui se console de l'être en tirant sur des joints, une schizophrène réfugiée dans une caravane, ex-actrice de films de série Z post apocalyptiques, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin après qu'il a tué son petit quarante ans plus tôt, une psy qui ne donne plus à ses malades que des placébos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d'accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent... Une seule certitude : tous ont leur libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard...

Forcément, avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'on ne va pas attaquer le style de "La critique de la raison pure" de Kant... Mais vacances d'été riment également avec légèreté. Christopher Moore nous livre là un pur délire avec, en fond, une légère critique de l'absurdité de la société américaine. Tous ses personnages sont plus ou moins dérangés. Certains le savent, d'autres s'en doutent et les autres l'ignorent. Mais ils vont tous être mis face à cette folie, plus ou moins douce, avec l'arrivée d'un monstre marin qui cherche à se venger d'un crime commis quarante ans plus tôt. Ce même monstre marin qui va, finalement, prendre conscience des réalités du monde terrestre et s'établir pour quelques temps à Melancholy Cove...

Si vous voulez donc passer un bon moment avec un bon bouquin sans trop vous prendre la tête, ce livre est fait pour vous. Je vous conseille même de mettre en musique de fond l'excellente chanson des Gorillaz "Melancholic Hill", du non moins excellent album "Plastic Beach", qui se marie très bien avec ce roman !

Alors, bonne lecture, bonnes vacances et prenez garde au monstre marin rancunier.... (bon, sauf si vous êtes à la montagne comme moi, là, vous ne craignez pas grand chose...).