pyramide

 

Setna est un prince, le fils de Ramsès II. Scribe aux vastes connaissances, c’est un brillant magicien, capable de lutter contre les forces du Mal.
Alors que Ramsès le Grand vient de gagner la bataille de Nubie, une tragédie se produit : le vase scellé d’Osiris, le plus précieux des trésors, qui contient le secret de la vie et de la mort, a disparu.
Pour contrer les plans du voleur, Setna s’allie à Sékhet, une séduisante jeune femme aux dons exceptionnels, avec laquelle il noue, envers et contre tous, une idylle passionnée.
Ensemble, ils devront résoudre des énigmes mystérieuses et dénoncer les complots les plus inattendus. Leur amour et leurs savoirs seront-ils assez puissants pour combattre la malédiction ? Amour, faux-semblants et conspirations ; le premier volet d’une intrigue au cœur de l’Égypte ancienne.

Là, je suis bien embarrassée.... J'ai lu de nombreux romans sur l'Egypte ancienne, écrits par Christian Jacq (bon, pas que par lui hein...) et j'avais noté une certaine tendance à glisser dans le style Harlequin. J'ai donc arrêté de le lire. Je suis passionnée par l'Egypte ancienne, mais pas au point de lire n'importe quoi.

Ce roman, La tombe maudite, on me l'offre pour Noël. Je suis contente, ça faisait un moment que je voulais y revenir, à cette période. Mais je suis déçue. La tendance roman dégoulinant d'amour n'est plus une tendance, c'est un fait. Christian Jacq oublie d'écrire sur l'Egypte, il écrit sur des personnages et sur leurs sentiments. Le clivage gentils/méchants est grossier, les gentils étant parés de toutes les vertus, les méchants de toutes les tares. L'amour est omniprésent, mièvre et convenuLe héros est beau, intelligent, humble etc... L'héroïne est belle, forcément, super bien fichue, intelligente également etc etc etc... Et bien sûr, c'est le coup de foudre. Le fond historique est quasiment inexistant, l'écriture trop moderne et sûrement pas conforme au langage des Egyptiens vivant sous Ramsès II. 

Alors, certes, je ne suis pas égyptologue, mais je doute fortement que les Egyptiens utilisaient les termes de "saloperies, faux cul" et autres termes peu flatteurs.

J'ai terminé le roman, d'une part parce que c'était un cadeau d'une personne que j'aime beaucoup, d'autre part, je me répète, mais l'Egypte ancienne quoi... Mais je ne le recommande pas, sauf si vous voulez lire vite, sans vous prendre la tête ni apprendre des choses.

Un extrait ?

"Dès son enfance, Sékhet s'était intéressée à l'art de guérir et à la magie qui permettait de modifier le cours du destin en percevant les forces invisibles, à l'origine de toute vie. Aussi était-elle devenue servante de la redoutable déesse Sekhmet à tête de lionne, laquelle envoyait contre l'humanité ses messagers, chargés de répandre la mort et la maladie........

Encore fallait-il suivre une rude initiation, nécessitant courage et travail acharné ; à la vue de la gamine de seize ans, ses professeurs avaient prévu un échec cuisant. Cette fille de riche, si élégante et délicate, tournerait de l'oeil face au premier blessé qu'on soumettrait à son examen. Entre les études théoriques, où elle s'était montrée fort brillante, et la réalité, il existait un fossé qu'elle ne franchirait pas.

Les enseignants se trompaient (évidemment....). Après avoir dévoré les traités de chirurgie, de médecine et pharmacologie en moins d'un an (????), et sans rien oublier d'essentiel, la jeune femme n'avait pas tremblé devant une plaie horrible et une fracture ouverte."